Depuis le lancement de Performance Max, c’était l’une des demandes les plus insistantes des media buyers : pouvoir dire à Google où ne pas diffuser. C’est désormais possible. Avec la nouvelle priorisation des canaux, les annonceurs peuvent orienter leurs dépenses, plafonner certains réseaux, voire les couper. Une nouveauté que nous avons vue apparaître ces derniers jours sur les comptes que nous pilotons chez Studio en Tête, et qui change la façon de travailler ces campagnes.
Une nouveauté très attendue
Performance Max a un principe simple : un budget, des objectifs, et Google se charge de diffuser les annonces sur l’ensemble de ses surfaces, de la recherche Google à YouTube en passant par Maps, Gmail, Discover et le réseau Display. Efficace pour gagner du temps, beaucoup moins confortable quand une partie du budget part vers des sites partenaires ou des emplacements Display dont l’intérêt commercial reste difficile à démontrer.
Jusqu’ici, impossible d’y toucher. Cette possibilité arrive maintenant dans les comptes, et pas seulement pour Performance Max.
Ce que permet la priorisation des canaux
Chaque canal d’une campagne peut désormais être placé en priorité haute ou basse. Pour les canaux en priorité basse, l’annonceur fixe la part maximale du budget quotidien moyen qui peut leur être consacrée : 20 %, 5 %, ou 0 %.
À 0 %, Google indique qu’il ne dépense plus sur le canal concerné. Dans Performance Max, cela permet de couper les partenaires du réseau de recherche ou le réseau Display. Google précise que ces plafonds sont respectés au mieux, un léger dépassement restant possible : un coup d’œil aux dépenses par canal dans les jours qui suivent un réglage permet de s’en assurer.
Peut-on choisir chaque canal un par un ?
Pas encore. Dans Performance Max, le réglage s’organise autour de trois ensembles. Le premier, appelé « canaux Google », regroupe la recherche Google, YouTube, Maps, Gmail et Discover, qui restent pilotés ensemble. Les deux autres, les partenaires du réseau de recherche et le réseau Display, se règlent chacun séparément.
On ne peut donc pas garder uniquement la recherche Google ou désactiver YouTube seul. Mais on peut faire ce que beaucoup d’annonceurs attendaient : concentrer le budget sur les surfaces de Google et limiter, ou exclure, les réseaux dont les résultats ne convainquent pas.
Concrètement, qu’est-ce que votre entreprise y gagne ?
D’abord, un budget qui travaille là où il rapporte. Pour une entreprise qui cherche des demandes de devis, des appels ou des rendez-vous, chaque euro dépensé sur un emplacement peu pertinent est un euro en moins sur les recherches de clients réellement intéressés. Pouvoir réorienter cette part change la donne, surtout pour des budgets maîtrisés comme ceux de nombreuses PME.
Ensuite, la possibilité de tester sans prendre de risque. Plutôt que de choisir entre tout ou rien, on peut accorder à un réseau une petite part du budget, observer ce qu’il apporte, puis décider de l’élargir ou de le couper.
Enfin, plus de lisibilité. Savoir où va son budget, et pouvoir agir dessus, rend une campagne automatisée beaucoup plus simple à piloter et à expliquer.
Un réglage reste un outil, pas un résultat. Un réseau moins coûteux peut apporter de bons contacts, et une conversion enregistrée ne correspond pas forcément à une demande commerciale qualifiée. C’est en croisant les dépenses, le volume de contacts et leur qualité réelle que l’on tire le meilleur de cette nouveauté.
Pourquoi l’option n’apparaît-elle pas encore partout ?
Google déploie la fonctionnalité progressivement depuis le 15 octobre 2026. Nous l’avons déjà repérée sur certaines campagnes Performance Max et Search, alors qu’elle n’est pas encore visible sur d’autres comptes. Elle concerne aussi les campagnes Shopping et Demand Gen, avec des options qui varient selon le type de campagne : une campagne Search permet par exemple de régler séparément la recherche Google, les partenaires et le Display.
Et si on regardait vos campagnes ensemble ?
Ces nouveaux réglages ouvrent une vraie marge de manœuvre, à condition de les utiliser à partir de vos chiffres. Notre méthode : analyser les résultats existants, notamment le rapport de performances par canal de Google Ads, identifier les réseaux à tester ou à limiter, puis mesurer l’effet sur les contacts réellement utiles à votre activité.
Vous avez déjà des campagnes Performance Max ? Nous pouvons faire le point sur la répartition actuelle de votre budget et sur les ajustements possibles. Vous n’avez pas encore franchi le pas ? C’est un bon moment pour démarrer avec des campagnes réglées finement dès le départ, plutôt que de laisser l’automatisation décider seule.
Chez Studio en Tête, vous échangez directement avec l’équipe qui construit et suit vos campagnes, de la stratégie aux visuels, tout est produit en interne. Parlons-en : un premier échange suffit pour savoir ce que ces nouveaux réglages peuvent apporter à votre entreprise.