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Être repris par l’IA de Google : ce que Google considère désormais comme de la triche

Vous avez peut-être reçu ce message. Un prestataire vous propose de faire apparaître votre entreprise dans les réponses de ChatGPT et dans les résumés IA de Google, en quelques semaines, avec une méthode maison dont il ne détaille pas grand-chose. La promesse tombe au bon moment : depuis cet été, les Aperçus IA s’affichent en France au-dessus des résultats classiques, et beaucoup de dirigeants se demandent s’ils y figurent. Ce que l’offre ne dit pas, c’est que Google a écrit noir sur blanc ce qu’il pense de certaines de ces méthodes.

Une phrase de plus dans la définition du spam

Google tient à jour une page publique qui décrit ce qu’il considère comme du spam dans son moteur de recherche. Pendant des années, la définition portait sur une seule chose : les techniques qui cherchent à tromper les internautes ou à manipuler les systèmes de Google pour classer un contenu plus haut qu’il ne le mérite.

Au printemps, Google a complété cette définition. Elle cite désormais en exemple, mot pour mot dans sa version française, le fait d’essayer « de manipuler les réponses de l’IA générative dans la recherche Google ». Autrement dit, les Aperçus IA et le Mode IA entrent dans le même périmètre que le classement des liens bleus. Ce qui était sanctionnable pour remonter dans les résultats l’est aussi pour se faire citer dans une réponse générée.

Extrait de la page Règles concernant le spam dans la recherche sur le Web Google, sur Google Search Central : définition du spam, avec la mention des réponses de l'IA générative surlignée.
La définition du spam de Google, qui vise désormais aussi la manipulation des réponses de l'IA générative.

La conséquence est la même que pour le référencement classique. Google indique que ses systèmes automatiques, complétés si besoin par une vérification humaine, peuvent faire reculer un site qui enfreint ces règles, ou le faire disparaître des résultats. Il n’existe pas de régime à part pour l’IA, avec des règles plus souples le temps que le marché se structure.

Ce que Google range derrière le mot triche

La page ne décrit aucune pratique propre aux réponses IA. C’est justement ce qui la rend intéressante : ce sont les pratiques déjà connues qui s’appliquent désormais aux deux terrains. Plusieurs d’entre elles ressemblent de près à ce que proposent certaines offres de « visibilité IA ».

La première est l’abus de contenu à grande échelle. Google la définit comme la production de nombreuses pages dont le but principal est de manipuler le classement plutôt que d’aider l’internaute, et cite en exemple l’usage d’outils d’IA générative pour créer beaucoup de pages sans valeur ajoutée. Des dizaines d’articles quasi identiques qui déclinent la même question pour chaque ville ou chaque métier entrent dans ce cadre, qu’ils visent la première page de Google ou une citation dans un Aperçu IA.

Viennent ensuite le texte caché et le bourrage de mots-clés. Du texte blanc sur fond blanc, un paragraphe rejeté hors de l’écran, une liste de villes et de services placée en bas de page pour que les machines la lisent et pas les visiteurs : ce sont des techniques anciennes, que l’on voit revenir sous une nouvelle forme, avec des consignes glissées à l’intention des IA plutôt que des moteurs.

Les pages satellites en font aussi partie. Google parle de pages créées pour se positionner sur une série de requêtes proches, qui ne servent qu’à renvoyer vers le vrai contenu. Enfin, la règle sur la réputation des sites vise les contenus publiés chez un tiers surtout pour profiter de l’autorité de ce site. C’est à garder en tête face aux offres de « mentions » dans des articles ou des classements achetés, dont nous parlions déjà dans notre article sur la question de savoir si votre entreprise est citée par ChatGPT.

Rien de tout cela n’est nouveau pour qui suit le référencement. Ce qui change, c’est que ces méthodes ne peuvent plus être présentées comme une zone grise sous prétexte qu’elles visent l’IA et non le classement.

Une mise à jour anti-spam en cours depuis le 24 septembre

Le calendrier rend le sujet plus concret. Google a lancé le 24 septembre une mise à jour anti-spam, annoncée sur son tableau de bord public. C’est la quatrième de l’année. Google ne publie pas le détail de ce qu’elle cible, et le déploiement peut prendre plusieurs jours.

Pendant ces périodes, les positions bougent, y compris sur des sites qui n’ont rien à se reprocher. Nous l’observons sur nos propres outils de suivi depuis la fin de la semaine dernière, et nous nous gardons d’en tirer une conclusion avant la fin du déploiement. C’est la bonne attitude pour votre site aussi : un recul de quelques jours ne dit pas grand-chose, un recul installé après la fin de la mise à jour mérite une vraie lecture.

Ce que Google demande, en face

Dans sa documentation sur les fonctionnalités d’IA, Google est aussi clair dans l’autre sens. Il n’y a, selon lui, aucune exigence supplémentaire ni optimisation spéciale nécessaire pour apparaître dans les Aperçus IA ou le Mode IA. Les recommandations qu’il donne sont celles du référencement de base : des pages que Google peut explorer, reliées entre elles par des liens internes, un contenu important écrit en texte, une bonne expérience de lecture, des images et vidéos de qualité quand elles ont un sens, des données structurées qui correspondent à ce qui est visible sur la page, une fiche d’établissement à jour.

Cela ne veut pas dire que tous les contenus ont les mêmes chances d’être repris. Sur notre propre site, les pages que l’IA de Google cite le plus sont des articles de fond, qui répondent à une question précise avec un point de vue, pas nos pages les plus commerciales. Nous l’avons détaillé à partir du nouveau rapport IA générative de Search Console. Mais ce qui fait la différence tient au contenu lui-même, pas à une astuce ajoutée par-dessus.

Comment lire une offre de « référencement dans l’IA »

Toutes les offres de ce type ne relèvent pas de la triche. Travailler la clarté de ses pages, la cohérence de ses informations d’entreprise sur les annuaires et les plateformes, la qualité de ses réponses aux questions que se posent ses clients, c’est du travail utile, et c’est celui que Google recommande. La difficulté est de faire le tri quand l’offre reste vague.

Quelques questions simples aident à y voir clair. Combien de pages le prestataire prévoit-il de créer, et qui les écrit ? Si la réponse est « plusieurs dizaines par mois, générées automatiquement », vous êtes au cœur de ce que Google appelle l’abus de contenu à grande échelle. Où ces contenus seront-ils publiés, sur votre site ou chez des tiers qui vendent de la visibilité ? Que se passe-t-il pour votre site si Google classe la méthode comme du spam, et qui en porte le risque ? Enfin, que promet-on exactement ? Aucun éditeur d’IA ne publie la façon dont il choisit ses sources. Une promesse de citation à date fixe porte sur quelque chose que personne ne contrôle.

Le point le plus important est souvent oublié : la sanction, si elle tombe, touche votre domaine. Le prestataire change d’outil, votre site garde l’historique.

Ce que nous faisons, et ce que nous refusons

Nous utilisons l’IA tous les jours à l’agence, pour la recherche, la structuration, la relecture ou la veille. Nous ne l’utilisons pas pour produire des pages en série à la place d’un contenu pensé pour un lecteur. Nous l’avons expliqué dans notre article sur le SEO automatisé par l’IA, et la nouvelle définition du spam va dans le même sens.

Notre façon de travailler la visibilité dans Google et dans les réponses IA part des mêmes bases : des pages de service claires, des articles qui répondent vraiment à une question, une fiche d’établissement soignée, des liens obtenus auprès de sites crédibles, et un suivi dans Search Console pour voir ce qui est réellement repris. Nous la décrivons plus en détail dans notre article sur le SEO et le GEO à Brest. C’est moins spectaculaire qu’une promesse de citation en trois semaines. C’est aussi ce qui tient quand Google change ses règles.

Si une offre vous a été faite et que vous hésitez, demandez au prestataire de vous montrer, sur un site client, ce qui a été publié et où. La réponse suffit souvent à trancher.

Questions fréquentes

Google sanctionne-t-il les contenus écrits avec l'IA ?
Non, pas en tant que tels. Google vise les contenus produits en masse pour manipuler les résultats sans apporter de valeur au lecteur, quel que soit l'outil utilisé. Un article rédigé avec l'aide de l'IA, relu et enrichi par quelqu'un qui connaît le sujet, n'entre pas dans cette catégorie.
Qu'est-ce qui a changé dans la définition du spam de Google ?
Google a ajouté à sa définition du spam, comme exemple, le fait d'essayer de manipuler les réponses de l'IA générative dans sa recherche. Les Aperçus IA et le Mode IA sont donc couverts par les mêmes règles que le classement classique.
Faut-il une optimisation spéciale pour apparaître dans les Aperçus IA ?
Selon la documentation de Google, non. Les recommandations sont celles du référencement de base : un site explorable, un contenu clair en texte, des liens internes, une bonne expérience de lecture et une fiche d'établissement à jour.
Une mise à jour anti-spam peut-elle faire reculer un site qui n'a rien fait de mal ?
Les positions bougent souvent pendant le déploiement, y compris sur des sites sains. Il vaut mieux attendre la fin de la mise à jour et observer les positions sur plusieurs jours avant de tirer une conclusion.
Comment savoir si mon site est repris dans les réponses IA de Google ?
Search Console propose depuis fin août un rapport « IA générative » qui compte les impressions de vos pages dans les Aperçus IA et le Mode IA. Il ne donne ni les clics ni les requêtes, mais il indique quelles pages sont reprises.
Une offre de citation garantie dans ChatGPT est-elle fiable ?
Aucun éditeur d'IA ne documente publiquement la façon dont il choisit ses sources. Une promesse de citation à date fixe porte donc sur un résultat que le prestataire ne maîtrise pas. Demandez ce qui sera publié, où, et qui en porte le risque.

Si une offre de « visibilité IA » vous laisse perplexe, ou si vous voulez savoir ce que Google et ses réponses IA disent réellement de votre site, nous pouvons en parler. Studio en Tête accompagne le référencement naturel des entreprises à Brest et en Bretagne, avec des méthodes qui tiennent dans la durée.

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